Migrations d'automne

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Migrations d'automne

Message par zinix » Mer Sep 04, 2013 7:48 pm

Le Marêchal en retraite Zinix se concentrait. Il ne fallait pas rater cette fois-ci : de sa capacité à bien accrocher l'asticot à l'hameçon dépendrait la pêche de cette vieille carpe qui le défiait depuis une semaine. La bête devait peser 4 bon kg et par 3 fois lui avait cassé la ligne.

Les rives de la Berezina offraient en ce bel été indien un excellent point de pêche. Et la proximité de la mine Merzlota était idéale, fournissant ombre et caves fraiches pour le jaja.

Quand Ange-Toussaint, capitaine de sa compagnie d'artillerie, et par ailleurs fils ainé de sa soeur, vint l'interrompre.


Tonton ! ... Heu... Maréchal ! Regardez ! Les Cosaques !

En effet, au delà de l'autre rive, on pouvait apercevoir de grands nuages de poussières, soulevés par les nombreux chevaux des cavaliers Tatares, qui montaient en nombre vers le nord

Impressionnant hein ! Tu vois Ange, c'est ce que j'apprécie dans ce pays : la beauté et la force de la Nature, dans toute sa pureté. Ce que tu vois, c'est la migration annuelle des grands troupeaux de cosaques. Ils partent vers le nord piller les villages qui ont stocké le grain pour l'hiver. au printemps, les survivants redescendront vers le sud pour la période d'accouplement. Là où ils trouveront de nombreux pâturages, propices aux caprins.
Mais je dois admettre que c'est un des plus beau rassemblement que je n'ai jamais observé.
Regarde le gros, qui mène le troupeau. C'est Vitali, le mâle dominant. Le vieux à côté, c'est Leto. Il n'a plus toutes ses dents, mais il est encore malin comme un singe.
Derrière viennent les principaux chefs, qui habituellement ne trainent qu'avec leur horde personnelle. On peut y voir Cagilov ou encore le Duc Michka.
Certains, bien sur, sont trop faibles pour la migration. La horde de Bernadeus a été décimée sur les rives de la Berezina la semaine dernière.

Ce qui m'étonne le plus, c'est la présence d'un ex Pavlov, en la personne d'Igor Kaban. Il a bien changé le pauvre. Je l'ai connu fringant et propre. Il a dû sacrément souffrir pour en être arrivé là.

Profite du spectacle mon neuveu. C'est probablement la dernière migration des cosaques. Ceux-là ne reviendront pas. Les canons de notre Empereur sont malheureusement sans pitié avec les scories primitives de ce peuple sans raison.
Zinix

a son avenir derrière lui
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Message par vétéran Astore Cavallini » Mer Sep 04, 2013 9:31 pm

Dans l’ensemble, les témoignages présentent les Cosaques, hommes et femmes, comme des gens sains et bien portants. Robustes et intelligents, ils respiraient la force et la bonne santé. Les femmes étaient grandes et puissantes, la poitrine haute, les hommes avaient de larges épaules et le corps vigoureux.
La vie au grand air était simple et naturelle, partagée entre le combat, le travail et les plaisirs de l’existence.

La nourriture était équilibrée et variée, malgré une forte propension à l’abus d’alcool et de tabac.
À ce propos, il faut souligner que les Cosaques, grands fumeurs de pipe, mélangeaient souvent, par souci d’économie, leur tabac avec des herbes, parmi lesquelles l’absinthe, le thym, la menthe, l’estragon, l’achillée, le chardon et la valériane. Or ces plantes, qui avaient toutes des propriétés médicinales, aidaient à apaiser le système nerveux, à réduire la pression artérielle, à améliorer le sommeil et à stimuler l’appétit.

On sait aussi que les Cosaques avaient pour coutume de ne jamais fumer à l’intérieur, ce qui explique peut-être qu’ils ne souffraient que très rarement de maladies pulmonaires telles qu’asthme ou bronchite.
Selon Tolstoï et Lermontov, témoins de premier ordre, les mœurs étaient plus tolérantes et libérales chez les Cosaques que dans le reste de la Russie, et même, une grande liberté sexuelle semblait y régner. C’est que les femmes, une fois sorties de leur rôle d’épouses-esclaves hérité des habitudes orientales, intégrèrent pleinement la société cosaque, c’est-à-dire dans son système égalitaire et avaient autant d’indépendance que leurs maris.

Mais avant cela, dans leurs foyers, les Cosaques vivaient selon un système patriarcal où les hommes en général et les anciens en particulier dirigeaient la société. Les femmes, choisies parmi les prisonnières ou enlevées dans la steppe, étaient issues de tribus voisines. Prises tout d’abord comme esclaves dans les maisons communes, elles devenaient ensuite des concubines et finalement des épouses dès qu’une progéniture se présentait. Considérées comme faisant partie du butin, ces femmes, originaires d’un univers où les hommes faisaient la loi, n’avaient que peu de raisons de se plaindre des mœurs rudes et autoritaires des Cosaques.

Plus tard, la situation se normalisa lorsque des liens matrimoniaux s’établirent avec certains peuples locaux, particulièrement dans le Caucase, et plus encore lorsque des familles entières fuyant les régimes oppressifs de la Russie et de la Pologne vinrent les rejoindre. Grâce à ces dernières, la société cosaque se slavisa et le nombre des femmes égala bientôt celui des hommes. Une véritable vie de famille commença donc à s’établir.


Dans un premier temps, cette existence fut rythmée par le pouvoir absolu de l’homme et les femmes n’avaient qu’un rôle subalterne dans la maison et dans la société. C’est à partir du XVIIIe siècle, sous Pierre Ier, que la situation évolua, au pays cosaque comme dans le reste de la Russie. Le tsar progressiste, qui voulait faire de son pays un empire civilisé, imposa des réformes sociales visant à rendre la vie en communauté moins primitive. Il moralisa la vie de famille en interdisant aux hommes d’avoir maîtresses et concubines, en ordonnant que les mariages et les divorces ne soient plus faits à la sauvette mais selon les rites de l’Église.
Ces changements de société modifièrent la vie quotidienne au sein des communautés cosaques et les femmes purent enfin sortir de leur existence cloîtrée. Comme dans toute communauté, elles adoucirent les mœurs et renforcèrent le rôle de l’éducation, influencèrent l’esthétique et le confort, enjolivèrent les villages et rafraîchirent les coutumes. Mais surtout, elles prirent une place prépondérante dans la gestion du patrimoine, pouvant se substituer à leurs maris en cas de besoin, particulièrement lorsqu’ils étaient en campagne. Et leur rôle devint capital pour la bonne marche des exploitations.
À la guerre, les troupes cosaques ne comportaient pas de femmes, cependant, comme chez les pirates et les flibustiers, il arriva que certaines s’illustrent de brillante façon au combat. Mais ce furent généralement des cas isolés où des épouses avaient suivi leurs hommes dans des circonstances particulières. Certaines fois, pourtant, comme lors de la prise d’Azov, les femmes secondèrent efficacement les Cosaques et furent dignes de leurs ancêtres les Amazones...

Parmi leurs distractions préférées, les Cosaques aimaient jouer aux cartes et aux dés, danser et surtout chanter. Les chœurs étaient toujours puissants et les danses endiablées et spectaculaires. Depuis la conquête du Caucase, ils s’étaient emparés de la lezguinka, cette danse masculine qui consistait à tournoyer sur les pointes de pied de plus en plus vite et qui permettait aux hommes de démontrer leur agilité et leur virilité. Quant au chant, il était particulièrement prisé chez les Cosaques, qui alignaient même une chorale dans chaque sotnia.
Dans leurs foyers, les Cosaques vivaient simplement mais tout y était propre, coloré et bien entretenu. En comparaison des maisons populaires russes, celles des cosaques respiraient la prospérité et la bonne humeur. Pas loin d’une dizaine d’enfants en moyenne y circulaient.
En campagne ou dans leurs foyers, les Cosaques étaient identifiables à leur tenue en partie «orientalisée». Il y avait la papakha, la haute toque de fourrure d’astrakan, puis la tcherkesska, la veste sans col si reconnaissable à ses étuis à poudre cousus en oblique sur la poitrine, et le bachlyk, capuchon pointu qui pendait dans le dos. En guise de ceinture, une large bande de tissu était enroulée autour de la taille, à la manière des Mongols ou des Tibétains, et contenait de menus objets, comme une pipe ou un jeu de cartes. Par-dessus le tout, se jetait la bourka, une vaste cape de feutre ou de peau qui pouvait recouvrir le Cosaque et son cheval et servait de couverture lors des bivouacs.

Souvent amples et bouffants, particulièrement chez les Zaporogues, les chemises et les pantalons charovary étaient encore un signe de la forte influence orientale sur les mœurs cosaques. De plus, les hommes comme les femmes aimaient les couleurs vives et portaient volontiers des ceintures de soie, de larges cafetans et des bottes richement décorées. Les bijoux et les objets précieux étaient le plus souvent travaillés selon l’ancienne technique d’orfèvrerie byzantine du niellage.
Les hommes portaient volontiers un anneau à l’oreille et inclinaient la casquette ou le couvre-chef de côté pour laisser dépasser leur tchoub, la mèche de cheveux cosaque dont ils tiraient grande fierté.
Les Zaporogues, eux, portaient cette mèche au milieu du crâne, par ailleurs rasé, et l’enroulaient parfois autour de l’oreille. Par ailleurs, les Zaporogues arboraient de longues moustaches tombantes et les Russes des barbes fournies, surtout après avoir été rejoints par les vieux-croyants.



---- 0 ----


HRP/
Rien de RP dans ce texte... J'ai commis le péché de paresse. Un simple copier/coller depuis un site spécifique. Désolé Zinix, je répondrai à ton RP mais pas ce soir...;)
Je voulais juste en profiter pour faire une petite mise au point, car même chez les russes les préjugés sont tenaces^^

Et pour ceux que cela intéresserait:
http://www.cosaques.com/Index.html

:zzz:
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Message par V. Stephanovitch » Mer Sep 04, 2013 10:26 pm

HRP également : A la description de Vitali, il est vrai que chacun peut s'attendre à apercevoir de nobles cavaliers montés sur des chevaux sublimes, véritables guerriers des steppes, opposant à l'ennemi une posture presque divine, ...

Moi, ce que j'en sais, et qui explique peut-être certains préjugés, a été fidèlement reproduit par un des artistes peintres italiens de Moscou :
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Je cherche encore :
Dans l’ensemble, les témoignages présentent les Cosaques, hommes et femmes, comme des gens sains et bien portants. Robustes et intelligents, ils respiraient la force et la bonne santé.

Celui de gauche, par exemple, je me demande bien comment il respire encore tout simplement :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: !!! /HRP
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Message par Briscard » Jeu Sep 05, 2013 6:06 pm

Vitali Viatchesla a écrit :Je voulais juste en profiter pour faire une petite mise au point, car même chez les russes les préjugés sont tenaces^^

Et il faut bien avouer que tu n'es pas le dernier à entretenir ces préjugés.
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Message par Loup Blanc » Jeu Sep 05, 2013 9:10 pm

Selon Tolstoï et Lermontov, témoins de premier ordre, les mœurs étaient plus tolérantes et libérales chez les Cosaques que dans le reste de la Russie, et même, une grande liberté sexuelle semblait y régner. C’est que les femmes, une fois sorties de leur rôle d’épouses-esclaves hérité des habitudes orientales, intégrèrent pleinement la société cosaque, c’est-à-dire dans son système égalitaire et avaient autant d’indépendance que leurs maris.


Loup Blanc comprend beaucoup mieux l'importance de la chèvre dans cette civilisation.

Et il se demande donc si c'est cette importance qui donne un meilleur gout aux chèvres cosaques.
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Message par vétéran Astore Cavallini » Jeu Sep 05, 2013 11:23 pm

HRP/

Briscard :arrow: J'avoue! Je suis le premier à entretenir ces images d'Epinal. Mais pour les chèvres c'est un brin exagéré. Chacun sait qu'il n'y a que les légionnaires français à avoir pratiqué le coït caprin. Demande à Lupus qui a probablement eu l'occasion de le pratiquer... :mrgreen:

Loup Blanc :arrow: Et voilà que tu fais véhiculer de nouvelles rumeurs sur le compte des cosaques! Mais il est vrai que les chèvres au moins offrent l'avantage de ne pas ennuyer les hommes dans d'interminables bavardages incessants... (spéciale dédicace à Darya...;))

Stephanovitch :arrow: Excellente image! Ca me fait justement pensé que la tradition veut que l'origine des "bistrots" en France, serait hérité des cosaques qui en 1814 lorsqu'ils arrivèrent en vainqueur à Paris, passaient leur temps dans les cabarets, cafés et autres tavernes (devine pourquoi^^) exigeant qu'on leur serve à boire... "Vite! Vite! Vite!"... autrement dit en russe "Bistro! Bistro! Bistro!". Là aussi ce serait une légende... :humm:


---- 0 ----

RP/

Vitali n'avait de cesse de se déhancher sur sa monture rablée et vaillante. Le cosaque, montagne de chair juchée sur un quadrupède fatigué qui paraissait minuscule, frappait de ses talons les flancs de la bête, afin de la faire progresser plein Nord au milieu des misérables rangs moribonds du dernier carré des troupes de la "Garde Impériale".

Autour de lui, ses camarades cosaques se démenaient tout aussi énergiquement, traquant le moindre réduit de soldatesque bonapartiste afin de massacrer jusqu'au dernier les pauvres hères larmoyantes quémandant leur pitié... Mais en fait de pitié, ils recevaient le juste châtiment que celui de la chachka vengeresse qui venait abréger leur souffrance. Il en allait de même pour les "Baggovouts" et autres troupes du "Voïvodat Khturov" prises pareillement d'une même ferveur vengeresse dans cette danse sanglante et macabre. L'on pouvait également voir les étendards des "Jagers Egersky" dont les troupes s'adonnaient aussi à la fureur collective.
Pour peu que l'un de ces ruffians cosaque tombe sur un jeune fifre, ou encore un soldat imberbe au visage un tant soit peu avenant _ à ceux-là _ il leur était laissé un répit que nos valeureux cosaques mettaient à profit pour assouvir certains besoins, que la rareté des troupeaux de chèvres de ces derniers mois avait rendu insupportable!

Jyb Gagarine alors qu'il était ivre il y a quelque jour, pataugeant dans sa pisse et embrassant langoureusement une bouteille de vodka, avait eu un trait de génie en lançant un concours. Il avait fédéré l'ensemble des Chefs de Guerre de la Rada sur un seul et unique objectif: celui de récolter le plus de galons de généraux et de colonels de la "Garde Impériale" afin de les envoyer au Palais du Tsar à Moscou, de les offrir à la Tsarine afin qu'elle puisse se les enfiler par le fondement, et le moment venu, les recracher ensuite au visage du nabot corse lorsque celui-ci parviendrait jusqu'à la capitale slave!

Et la moisson était plutôt bonne!
Hélas, le nombre d'officiers de la "Garde Impériale" se réduisait comme peau de chagrin. Les cosaques commençaient donc à tuer l'ennui dans la vodka et à se ramollir du braquemart à moustache!
Mais ce jour, les bonnes nouvelles fusèrent de toute part, les différents Chefs de Guerre courant de toute part pour avertir leur Hetman.



"_ Ôôôôôô... Divin Hetman-aux-flasques-fesses! Fit Cagilov. Je suis porteur d'une bonne nouvelle. A l'Est, de l'autre côté de la "Bérézina", reviennent les galonnés de la "Garde Impériale" avec des troupes fraîches!

_ Rhaaaa...! D'abord, mes fesses ne sont pas flasques! Elles se reposent sur la selle de mon cheval! Ensuite, court prévenir nos cosaques, cela leur donnera du coeur à l'ouvrage!

_ Ôôôôôô... Divin Hetman-à-la-grosse-bedaine! Fit Jocq. Je suis porteur d'une bonne nouvelle. A l'Ouest, de l'autre côté de la "Bérézina", arrivent les sous-bites des "Grenadiers Réunis" avec des troupes fraîches!

_ Grrrrrrr...! D'abord, ma bedaine n'est pas grosse! C'est la peau de mon ventre qui est épaisse! Ensuite, court prévenir nos cosaques, cela leur donnera du coeur à l'ouvrage!

_ Ôôôôôô... Divin Hetman-aux-joues-boursouflées! Fit Darko. Je suis porteur d'une bonne nouvelle. Au Nord, de l'autre côté de la "Bérézina", arrivent les abouliques du "30èmeRI" avec des troupes fraîches!

_ Rhoooo...! D'abord, mes joues ne sont pas boursouflées! Elles sont musclées d'avoir dévorer tant de cons! Ensuite, court prévenir nos cosaques, cela leur donnera du coeur à l'ouvrage!

_ Ôôôôôô... Divin Hetman-à-la-poitrine-mollassonne! Fit Djoules. Je suis porteur d'une bonne nouvelle. Au Sud, non loin de la "Bérézina", arrivent les troupes éparses des "Grenadiers Réunis", du "30èmeRI" de la "Garde Impériale", et même des "Autumnois" et du "Génie Impérial".

_ Rhéééé...! D'abord ma poitrine n'est pas mollassonne! Mon poitrail se prépare à recevoir le choc des assauts ennemis! Ensuite, court prévenir nos cosaques, cela leur donnera du coeur à l'ouvrage!

_ Ôôôôôô... Divin Hetman-aux-bras-spongieux! Fit Pokotylo. Je suis porteur d'une bonne nouvelle...

_ Gniiiiii...!? D'abord mes bras ne sont pas spongieux! J'octroie un repos mérité à mes muscles, avant de les bander pour écraser mes prochains ennemis! Ensuite, l'ennemi arrive par le Nord, le Sud, l'Est et l'Ouest! Alors quelle autre bonne nouvelle pourrais-tu nous donner!?

_ Ben... fit Pokotylo hésitant... Je suis allé voir du côté de la "mine Merzlota" hier...

_ Quoi!!!??? Mais les Chefs de Guerre ont justement décidé de ne pas toucher à la mine! Qu'est-ce que tu es allé fouiner là-bas avec ta carcasse puante de cosaque imbibé!!!

_ Ben... poursuivit Pokotylo toujours hésitant... J'ai vu que les "Grenadiers Réunis" en face organisait aussi un concours... mais... de pêche, celui-là...! J'avais à peine informé Dada du "Voïvodat Khturov" ce matin avant l'aube, que celui-ci piqué au vif, à ordonné à toutes ses compagnies de lever le camps et de filer droit dans le fleuve devant la mine...

_ Et...!?

_ "hébété"... il a ensuite ordonné à toutes ses troupes de baisser leur froc, et de chier dans la "Bérézina"...!!!

_ ..."


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Message par zinix » Ven Sep 06, 2013 5:33 am

Les nouvelles n'étaient pas bonnes : aucune touche depuis deux heures, et selon la rumeur, Le major Malo avait attrapé une énorme carpe un peu plus loin au nord. Il fut interrompu dans ses pensées par son capitaine d'artillerie Ange-Toussaint

- Tonton !
- je t'ai déjà dit mille fois de m'appeler Maréchal ! Surtout devant les troupes.
- Oui Maréchal ! Mais il n'y a personne d'autre ici, Tonton.
Zinix songea avec angoisse, qu'il faudrait un jour dire à sa soeur que sa descendance n'avait pas forcément le niveau requis pour succéder à l'Empereur. Être à plusieurs milliers de km de sa famille offrait finalement une certaine tranquilité

Quand soudain des hurlements retentirent. Une horde cosaque attaquait la mine de Merzlota, tentant de s'emparer de l'apéritif qui allait être servi aux officiers. Plus étrange encore, leur chef avait bizarrement baissé ses frasques et s'apprêtait à faire ses besoins dans la rivière. Rapidement, les troupes réagirent, se mirent en ordre de combat et exterminèrent la vermine barbare


- Tu vois Ange, ça c'est inhabituel. D'ordinaire, les cosaques sont bêtes et primitifs, mais ils sont suffisamment peureux pour ne pas attaquer en infériorité numérique. Peut-être, tels les éléphants, ils se suicident dans une dernière charge quand ils sentent que la fin est proche. Cela prouve qu'il faut toujours s'en méfier. Si nos hommes avaient été moins réactifs, ceux-là auraient pu gâcher l'apéro.
Tiens. Prends ma chaise et mes affaires. On va aller pécher devant la mine. Les carpes adorent le goût du sang.
Zinix

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Message par Darya » Ven Sep 06, 2013 6:45 am

[HRP]
Vitali Viatchesla a écrit :HRP/(...) Mais il est vrai que les chèvres au moins offrent l'avantage de ne pas ennuyer les hommes dans d'interminables bavardages incessants... (spéciale dédicace à Darya...;)) (...)
Ahh ! Je savais bien que je vous manquais ! :D
Pour voter pour le jeu c'est par ici : http://www.jeux-alternatifs.com/Campagn ... e_1_1.html
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Message par Briscard » Ven Sep 06, 2013 7:46 am

On a retrouvé un descendant de Vitali au Brésil (comme quoi, la blague sur les footballeurs et les péripatéticiennes, c'est pas entièrement vrai : il y aussi des cosaques) :
http://www.directmatin.fr/insolite/2013 ... our-545190

Moins bestial mais toujours aussi réticent que son illustre ancêtre à la logorrhée féminine.
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