EMR Vs EMF: le Duel!

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EMR Vs EMF: le Duel!

Message par vétéran Astore Cavallini » Sam Juil 07, 2012 5:52 pm

Les cadets de l'Ecole Militaire Russe avaient répondu aux ordres de leur Etat-Major. Leurs pendants bonapartistes avaient été repérés à l'entrée nord des "Fourches Caudines", et depuis ces massifs montagneux, l'ennemi se déversait dans les plaines herbeuses de la vallée sur le versant gauche de la Bérézina. La ville de Berezinsky allait probablement être leur prochain objectif. L'Ecole Militaire Russe hormis les cosaques incontrôlables, était le seul régiment à proximité à même de stopper l'avancée des "culs-blancs". Ainsi les cadets tsaristes avaient-ils reçu l'ordre de leur Etat-Major, de se porter à l'encontre des multiples compagnies bonapartistes. Voilà une excellente opportunité de comparer les deux centres de formation, tout en permettant d'épargner les habitants de la bonne ville de Bérézinsky.

Ainsi quittant le front de la bataille pour la "datcha Bero", les cadets de l'EMR (comme chacun s'entendait à nommer le régiment de formation du Tsar) avaient-ils pressé le pas vers le sud, évitant le front, parfois en marche forcée, afin de se porter au plus vite à la rencontre de leur ennemi. Déjà des éclaireurs avaient rapporté des relevés édifiants, guidant les cadets vers leur objectif...

L'EMF était bien établi, en nombre, aux pieds des immenses amas montagneux. Parmi eux se tenaient également des hordes indépendantes. Le combat qui se présentait comme un duel, promettait d'être furieux et sanglant, les cadets de part et d'autre, brûlant d'en découdre avec leurs pairs!

Les instructeurs de l'Ecole Militaire russe étaient toutefois soucieux... Leurs cadets avaient forcé l'allure, venant de toute part, et à l'opposé de leurs ennemis, ceux-ci n'étaient pas encore complètement regroupés... tandis que ceux qui leur faisaient face, avaient eu tout le loisir de quérir du repos et de s'apprêter pour les combats.

Mais rien n'arrêterait la détermination slave...
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Message par vétéran Astore Cavallini » Dim Juil 08, 2012 10:08 am

Les hostilités étaient officiellement commencées depuis la veille au soir. Ce matin, il pleuvait des trombes d'eau, et l'on y voyait guère à plus de 100 mètres. L'énorme cosaque, Vitali Viatchesla, était nonchalamment juché sur sa petite monture trapue. A ses côtés se tenait le jeune commandant de l'Ecole Militaire Russe, Kreuzberg, perché sur un destrier blanc. Tous deux à l'abri d'une toile d'infortune tendue et tenue par quatre poteaux, jaugeaient leurs cadets, qui n'avaient pas encore achevé leur regroupement. Kreuzberg semblait cherchait quelqu'un du regard.


"_ Mais... Où est le sous-lieutenant Nino Nietzoïevesky? Et son second Mikhaïl Raspoutchov? Sont-ils posté plus loin vers l'est avec leurs 400 cadets!?"


Vitali, sans quitter du regard les cadets du sous-lieutenant Amundi en train de manoeuvrer afin de se mettre en position de combat, fouilla sous son manteau de fourrure et en extirpa une enveloppe dont le sceau avait été brisé, afin de la tendre à son supérieur!


"_ Mais... Mais... balbutia Kreuzberg. Cette missive m'était destinée, colonel Viatchesla!

_ Oui bah... Disons que j'ai gagné du temps, hein... Cette missive vient du Haut Etat-Major. Nino et Mikhaïl viennent tous deux de la même petite ville sur la frontière ukrainienne. Il y a trois semaines, ce village a été totalement dévastée et brûlée. Même les chiens n'ont pas survécu! Les familles de Nino et Mikhaïl n'y ont pas réchappé. Ils ont reçu une dispense spéciale du Tsar. Lorsque j'ai appris cette nouvelle hier à Nino, celui-ci a dirigé ses hommes au plus prêt des lignes ennemies, afin d'encaisser le choc... et de protéger ses camarades en cours de rassemblement... Et laisse tomber les "colonels", Kreuz'...

_ Ho mon Dieu! Quelle horreur! Même les cosaques ne se seraient pas ainsi comporté... euh..."


Kreuzberg avait oublié à qui il s'adressait. Il tourna la tête doucement vers le Chef de Guerre cosaque, ayant peine à déglutir sa salive. Mais ce dernier regardait toujours les russes de l'officier Amundi, notant mentalement les petites erreurs à corriger.


"_ C'est la guerre, Kreuz'! Bref... la compagnie de Mikhaïl Raspoutchov est tombée hier en fin d'après-midi, achevée par un indépendant franski, charognards sans foi ni loi qui viennent récolter les lauriers de la gloire sur le corps de nos cadets. A signaler, Kreuz', que le bataillon du colonel Lepic, Instructeur de l'EMF, s'est acharné sur nos cadets... plus de 3 heures avant le début officiel des hostilités!

_ Quoi!? Mais c'est scandaleux! s'empourpra le commandant de l'EMR! Ca ne faisait pas parti de nos accords?

_ Nos accords!? Mais Kreuz'... C'est la guerre! Les accords, tout le monde s'assoit dessus lorsqu'il s'agit de vaincre. Et qu'attendre d'autre d'un colonel franski oubliant ces arrangements pour mieux enregistrer dans son palmarès une victoire supplémentaire!

_ Oui... Vous avez probablement raison colonel Viatchesla... Et le sous-lieutenant Nino Nietzoïevesky?

_ Ses hommes s'étaient positionné pareillement au plus prêt de l'ennemi, s'interposant entre les "culs-blancs" et nos troupes en formation. Ils ont fortement encaissé les assauts du major Nainpoléon hier après-midi, un autre chien d'indépendant franski qui se rassasie des trainards, blessés et officiers russes manquant de cette expérience du terrain. Nino a pourtant tenu toute la nuit avec 117 cadets, défiant l'ennemi... Mais ils sont tombés ce matin, sous les assauts d'un cadet de l'EMR, le sous-lieutenant Personne... Enfin... le Lieutenant Personne, désormais... Au bout de ma longue-vue j'ai aperçu CR0M lui remettre de nouveaux galons après sa victoire. Et laisse tomber les "colonel", Kreuz'...

_ Ce duel débute décidément bien mal, pour nous. Des officiers de l'EMF qui tailladent nos rangs 3heures avant la fin de la trêve, des hordes d'indépendants qui se joignent au combat aux côtés de l'EMF...

_ C'est la guerre, Kreuz'... encore une fois... Et à quoi t'attendais-tu de la part de ces chiens de franskis...!?
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Message par dami » Dim Juil 08, 2012 11:29 am

Deux compagnies en moins pour l'EMR, la bataille commencer bien, même si ça restait un résultat faible à voir le travail à réaliser pour pouvoir vaincre l'école des russkovs

Pour une fois depuis très longtemps, les instructeurs de l'EMF avaient rassemblé les homme du régiment pour donner les nouveau galon à l'officier Personne. Le vi, la vodka volé au russe ainsi que bien d'autres très bonne chose avait circulé.

Le lendemain, Dami se retrouver sous ça tentes, des plans partout sur son bureau. Pour l'instant aucune lettre de condoléances n'était à écrire.
Alors que dami cherchait les plans de la prochaine attaque, son aide de camps entra et le salua


-Mon capitaine, j'ai eu vent que les cadres de l'Ecole Militaire Russe disent que nous n'avons pas respecter le pactes de non attaque. LE colonel Lepic aurait attaqué 3 heures avant l'heure convenue du début de l'attaque.

--Fichtre dieux, répondit le capitaine instructeur, sans soute que le colonel avait une très bonne raison, et puis faut t'il peut être rappelé à ces messieurs le nombre de fois ou nous avons été attaquer par leur cadet pendant notre rassemblement sans que jamais nous ne rompions le pactes ?

-Si je puis me permettent mon capitaine, nous somme en guerre les pactes ont qu'une valeurs définies, ils puevent être rompu n'importe quand. Et puis nous leur avons déjà fait deux victime.

-- Deux victimes? La plupart des attaques on étaient faites par des officiers sans régiment d'attache, je n'ai malheureusement aucune autorité sur eux pour leur dire de cesser toutes attaque sur les cadets de l'EMR

-Peut être devons nous cesser les combats, le temps à l'EMR de nettoyer tout les indépendants ?


Dami se tut à cette idée, il s'assit, prit son verre d'armagnac, remercia son aide de camps et commença à réfléchir à cette idée.
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Message par vétéran Kreuzberg » Dim Juil 08, 2012 12:38 pm

Kreuzberg chevauchait à brides abattues, son cheval blanc tâché de toute part à force de s'enfoncer constamment dans la boue formée par la pluie diluvienne qui s’abattait sur le champ de bataille. Il monta la petite colline où était placés les officiers Vitali Viatchesla et GriFFou (qui observaient les manoeuvres de l'EMR et de l'EMF).

Le colonel GriFFou salua, car malgré son grade et son expérience, il était subordonné à Kreuzberg. L'instructeur-cosaque, lui, ne bougea pas, continuant à essayer de distinguer les uniformes verts des uniformes bleus entre deux explosions d'obus.

Après avoir rendu la pareille au colonel GriFFou, Kreuzberg, qui avait parcouru le champ de bataille afin de calmer ses nerfs suite à l'affreuse nouvelle du non-respect des accords par les Français, donna ses ordres :


- Vous ferez resserrer les rangs aux cadets. Leur écartement leur permet d'éviter les boulets, mais rend leurs offensives inefficaces.

- A vos ordres.
, répondit du tac au tac le colonel GriFFou qui s'empara immédiatement d'une plume, d'un encrier et d'une feuille vierge pour prescrire les nouveaux ordres.

Après un court silence entrecoupé par les bruits provoqués par des diverses déflagrations du champ de bataille, Kreuzberg reprit la parole.

- J'ai des projets en dehors de l'EMR. Je vais quitter cette dernière.

Les officiers se tournèrent vers lui avec des yeux inquisiteurs.
Il poursuivit :


- Je n'ai pas d'explications à fournir, puisque je ne dépend que du Tsar, du Généralissime, du Ministre de la Justice et du Chancelier. J'exige que le nom de mon successeur me soit donné dans la journée, puisque j'ai instauré un régime démocratique dans l'EMR et que par conséquent c'est vous qui choisirez qui sera le prochain chef de l'EMR.

- Mais ...
, balbutièrent en coeur GriFFou et Viatchesla.

- Oui. Je devais démissionner à la mi-Août. Mais j'avance la date de ma démission pour des évènements qui ne vous regarde pas. Fin de la conversation.

Aussitôt, l'officier Kreuzberg se remit en selle et repartit au galop "explorer" le champ de bataille.
Ludwig von Kreuzberg,
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