Sainte-Croix: Journal de campagne

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Sainte-Croix: Journal de campagne

Message par vétéran Sainte-Croix » Ven Fév 08, 2008 4:40 pm

Janvier, à l'arrière des lignes

J'ai décidé il y a peu de commencer ce nouveau journal, journal qui je l'espère racontera mon histoire, l'histoire de mes compagnies, l'histoire de mes hommes, l'histoire de la Grande Armée, l'histoire de l'Empire, l'Histoire de la France dans cette nouvelle campagne qui commence en Russie !

Je suis arrivé prés des lignes de combat entre la Grande Armée et l'armée russe. Mes hommes ont hâte d'aller au combat... Je dois dire que je suis au moins aussi impatient qu'eux de servir notre Empereur.

J'ai été officiellement intégré à la Garde, au grade de Sous-Lieutenant, avec quatre cents hommes, soit deux compagnies sous mon commandement. Jamais un français ne pourra prétendre à plus grand honneur que de servir dans ce régiment et dans la Grande Armée.

Mes premières actions en tant qu'officier de la Garde ont été cependant très décevantes. A cause de mon très mauvais commandement et de la force redoutable de l'ennemi russe, mes deux compagnies ont été contraints de battre en retraite dans le plus grand désordre face à plus de dix compagnies ennemis ! Ma seule réjouissance est d'être parvenu à sauver un drapeau français des mains ennemis.

En recomposant mes compagnies à l'arrière, prés des tentes, j'ai été, l'autre jour, témoin d'un spectacle extraordinaire !

Je l'ai enfin vu, la Vieille Garde, et je n'oublierais jamais l'impression que j'eus des grenadiers de cette unité. C'était vraiment des soldats au sens plein du mot. Auparavant je n'avais jamais vu d'hommes d'aussi grande taille, jamais autant d'hommes barbus, bronzés et en même temps intelligents réunis ensemble. Bien que beaucoup d'entre eux aient plus que 5 pieds 7 pouces (181 cm), leurs corps étaient de bonne constitution et bien musclés. Je les ai vu défiler devant moi au pas de marche, ces soldats trempés dans les guerres, et j'ai pu constater l'aisance et l'habileté avec laquelle ils portaient les fusils et les havresacs.

Cette vision me rend d'autant plus fière de faire partie de la Garde, de la Jeune Garde.

Depuis quelques jours, mes compagnies sont enfin de nouveaux prêtes au combat, la longue et pénible route vers le front commence enfin...

La joie et la bonne humeur président à ces marches; l'amour propre, stimulant de l'honneur, de l'émulation et du courage, existe au suprême degré chez les troupes de mes compagnies. Ignorants de leurs destinée, les soldats portent avec eux la conviction de la justice de leur cause; aussi ne cherchent t'ils jamais à savoir quel est le nombre d'ennemis à combattre... Les uns, avec leurs discours ingénus et brusques, leur air philosophique et martial, habituent les autres au stoïcisme, au mépris des souffrances, des privations, de la mort; ne connaissent d'autre divinité que leur souverain, d'autre raison que la force, d'autre passion que la gloire.
Les autres, et ceux-là sont des plus nombreux, sans avoir cette brusquerie qui ne convient pas à l'agriculteur devenu soldat, également bons, mais plus intelligents, agissent par patriotisme, par désir de renommée. Et tout s'égalise dans la discipline, dans l'obéissance passive, première vertue du soldat...
Notre émulation est encore excitée lorsque nous apprenons les belles actions de nos camarades, de nos compagnons d'armes sur le front, et chacun de nous attend anxieusement de les imiter, voire, si possible, de les surpasser. Et les compagnies que nous rencontrons en route ne nous électrisent pas moins par le récit des faits héroïques de leurs dernières campagnes.

Vivement que nous arrivions au front !
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Message par vétéran Sainte-Croix » Ven Fév 08, 2008 5:32 pm

8 février, front à l'Ouest de la Vénitienne

Je suis content de mes premiers combats sur ce front...

Durant une semaine, mes deux compagnies ont été en première ligne, faisant reculer trois compagnies ennemis et anéantissant la compagnie du Sous-Lieutenant Erwin Von Botryche, prussien au service du tsar, commandant en second du 22ème Régiment de Jägers m'a t'on dit.

Je me souviens encore du combat contre cette compagnie. Quelques jours ont suffit à l'anéantir...

C'était le 3 février, à environ dix heures du matin, après lui avoir envoyé une slave la veille lui faisant une vingtaine de morts et de blessés, j'assistai à une fabuleuse attaque de chasseurs à cheval français, commandé par l'adjudant du Chef de bataillon Savage Von Solza, à savoir le sous-officier Thomas S. de Rhoka, sur la compagnie du pauvre officier russe. Constatant que les rangs ennemis vacillaient, que l'ennemi était visiblement affecté par l'attaque des cavaliers français, et que son moral était sans doute en baisse. Je n'hésita pas une seconde à l'attaquer, mais comment ?

Il faisait froid, mais mes hommes avaient hâtes de prendre part au combat en cette nouvelle journée. J'étais sur le point d'ordonner l'ouverture du feu quand, observant bien l'adversaire, je décida, après quelques hésitations dues sans doute à mon manque d'expérience, de charger l'ennemi !

Ordonnant à mes hommes de se préparer à la charge, je prit de mes mains le drapeau tricolore de la première compagnie du bataillon sous mes ordres.
Les hommes étaient prêt au combat... Tous se préparaient depuis plusieurs minutes à l'offensive.

A 10h56 précisément, placé à l'avant de mes hommes, j'ordonnai de pleine voix la charge contre la compagnie russe qui ne devait plus avoir que cent trente hommes encore valides.

Quel spectacle fabuleux que de voir deux cents hommes, baïonnettes en avant, progressant au pas de charge comme un seul bloc
aux cris répétés de "Vive l'Empereur" !


L'ennemi, surprit de cette attaque et de la haine des soldats français, fut anéanti. En quelques minutes, après avoir perdu prés de quarante hommes, morts et blessés, la compagnie russe commença sa folle retraite dans un désordre indescriptible. L'engagement ne nous coûta "que" cinq morts et six blessés.

Nous étions victorieux ! Pour la première fois depuis notre arrivée au front, nous mettions une compagnie ennemie en déroute, et de quelle belle manière. Assurément, dans l'esprit de mes hommes, comme dans le miens, cette victoire n'est pas la dernière. Pour nous, enfin, commence vraiment la campagne de Russie.

Cependant, les russes, certainement dans un esprit de revanche, attaquèrent violemment mes deux compagnies plus tard dans la journée... N'ayant plus que trois cent hommes valides dans mon bataillon, je décida, la rage au coeur, de reculer en seconde ligne. Je pensais y rester durant une semaine le temps de soigner mes blessés et de recevoir des renforts.
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