Percy vu par le Baron Percy ~ Chirurgien en chef de la G.A.

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Percy vu par le Baron Percy ~ Chirurgien en chef de la G.A.

Message par vétéran Percy » Sam Mars 22, 2008 3:46 pm

Percy Constant naît le 14 mai 1770 à Bruxelles. Il est le premier des trois enfants d’un chirurgien-barbier, Robert Percy, un cousin et néanmoins confrère et de sa femme Josette de Jasse, née d'une famille de petite noblesse originaire des Ardennes.
D’abord destiné à une carrière médicale, on le retrouve ainsi parmi les carabins de Bruxelles. A cet époque et comme toujours, le jeune Percy aimait les plaisirs, il fit des dettes et craignant le courroux paternel il s’enrôla le 23 février 1788 (exactement un an, jour pour jour, après le Lieutenant-Général Joachim Murat) dans les chasseurs des Ardennes (futur Champagne, puis 12e), unité de cavalerie qui recrutait des hommes audacieux.
Il était un bel homme, spirituel, instruit et bien élevé. Mais il avait adopté le genre de se poser en « sacripant ». On le voyait toujours buvant, jurant, brisant tout et emporté par la passion du jeu. Il était excellent cavalier et d’une bravoure poussée jusqu’à la témérité.
Il est cependant renvoyé pour insubordination en 1789 et retourne quelque temps chez ses parents.
Il rejoint l’armée du Nord en l’An II en tant que simple volontaire du 23ème régiment de chasseurs à cheval où il fera la connaissance d’ Antoine Lasalle.
Il est nommé maréchal des logis dans le 7ème régiment bis de hussards, le 27 frimaire de l’An V. Il justifia cet avancement quelques jours après à la bataille de Rivoli. Sous les ordres de Lasalle il charge avec 19 autres chasseurs un bataillon d’Autrichiens et le fait prisonnier, ainsi qu'une partie d’un autre bataillon qui était accouru pour le défendre.
Homme d'esprit, plaisant compagnon, cavalier magnifique portant à merveille le somptueux uniforme des Hussards, brave et insolent, mais usant d'une distinction naturelle, Percy acquiert une réputation flatteuse chez les sous-officiers comme parmi la troupe.
Au mois de germinal suivant, le jeune Percy chargea avec intrépidité un petit groupe de hulans, les forçant à évacuer Vadrozone et à repasser précipitamment la rivière, ce qui lui vaut d’être nommé Sous-lieutenant. Lors de cette charge, il fut gravement blessé au genou (son cheval fut tué sous lui, et le boulet qui après avoir traversé le ventre de l’animal, a rencontré son genou droit).
C’est quelques temps après, au retour de la campagne d’Helvétie que je fus contacté par mon cousin pour me charger de son fils qui avait le membre enflé : fallait-il amputer ? J’ai cru devoir prononcer l’inutilité de l’amputation et la possibilité d’une guérison en conservant le membre. La guérison fut longue et lente (huile tiède, fomentations et cataplasmes…). Le jeune brave me promit qu’il reprendrait ses études médicales si son membre était sauvé. Ce qui se réalisa grâce à son courage, sa ténacité et sa patience.
Après avoir respecté la promesse qui m’avait été faite, Constant Percy abandonna la carrière qui s’offrait à lui.
Rappelé par Lasalle pour la guerre contre l’Autriche, il prend part aux meurtrières batailles Essling et de Wagram, où pour une seconde fois, son cheval est tué sous lui. Quelques heures plus tard, au soir de la bataille de Wagram, le général Lasalle tombait au champ d'honneur, frappé en pleine tête d'une balle tirée par un grenadier hongrois en retraite.
C’est sans doute cet événement qui va quelque peu modifier le comportement turbulent du Sous-lieutenant . Le 5 aout 1809, il se marie avec Myriam du Vivier, jeune femme d'excellente famille. Peu après, la naissance d'une première, puis d'une deuxième fille, va contribuer à assagir l'Officier qui écrit à sa femme : « Mon Coeur est à toi, mon sang à la Brigade Infernale et ma VIE à l'HONNEUR. »
En 1812, il rejoint la Grande Armée en Russie , mais ça c’est une autre histoire…

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Message par vétéran Percy » Dim Mars 30, 2008 3:40 pm

L'adjudant de Percy vu par le Sous-Lieutenant Percy

Le 1 avril 1786, dans une famille de petite noblesse originaire du Cotentin, naît Patrick de Percy qui est le premier enfant de Thibault de Percy et de Fabienne Larrey, nièce de Dominique Larrey, chirurgien de la Garde Impériale.
Patrick de Percy fréquente assidûment l'école de Ligny (village sans intérêt historique notable situé dans le département du Hainaut) et, à 14 ans, l'année où un certain Consul Bonaparte triomphe à Marengo, ses parents l'envoient à Tournai où il accomplit de solides études pendant trois années. La carrière militaire l'attire et semble devoir être sa vocation. Sont-ce les uniformes bleus de ciel à tresses blanches des hussards du 10e régiment, qu'il aurait rencontrés et l'auraient ébloui ? Ou les brillantes victoires du premier Consul à Arcole et Rivoli ?
Le 14 décembre 1803, il s'engage dans ce régiment, en garnison à Saint-Omer, comme enrôlé volontaire. Le 10e régiment de hussards est commandé par le bouillant colonel Antoine-Charles-Louis, comte de Lasalle, qui fait figure d'enfant terrible et entretient consciencieusement la réputation des hussards par des phrases définitives telles que : "Tout hussard qui n'est pas mort à 30 ans est un jean-foutre !"
De janvier à juillet 1807, le régiment cantonne dans les environs de Varsovie. Quelques mois plus tard, le 10e Hussards est chargé de rejoindre l’Espagne. Le 4 décembre 1808, à Saragosse, de Percy est grièvement blessé d'un coup de feu, qui le jette en bas de son cheval. Pour lui, la campagne d'Espagne est terminée, il est transféré au Val de Grâce. Il y sera personnellement soigné par Desgenettes, médecin-chef de la Grande Armée.
Guéri de sa blessure, il prend la route de Vienne pour participer à la campagne d’Autriche. C’est le 21 mai 1809 à proximité d’Essling, lors du passage du grand pont, que je le croise pour la première fois. Si loin de ma région natale, je suis étonné de rencontré, un homonyme (si ce n’est le « petit de ») qui est aussi originaire d’un département de Belgique.
Ensemble nous avons chargé l'artillerie de l'ennemi qui était déployée sur une longue ligne de front concentrée sur Aspern. Notre première charge fut repoussée, mais la seconde fut accompagnée d'une lourde masse de cuirassiers. Nous chassions enfin les servants des canons, contournant les positions d'infanterie tout en résistant à la cavalerie du Lichtenstein.
Nous nous retrouvons le 6 juillet 1809 en soirée, alors que Wagram est pris et que les Autrichiens fléchissent partout. Nous chargeons, sous le commandement du général Marulaz qui voulait venger la mort de notre ami Lasalle, en direction du village de Leopoldau où résiste encore un bataillon de grenadiers Hongrois. Ceux-ci sont retranchés derrière un fossé large de plus deux mètres que nous franchissons sans hésiter. L’adjudant de Percy se bat avec bravoure, comme à son habitude. Il sera d'ailleurs félicité par ses supérieurs. A cette époque, je déclare à son sujet : « Il a toutes les qualités qui distinguent un bon adjudant. Son patriotisme est égal à sa bravoure. »
Il me rejoint en Russie en début mars 1812, mais ça c’est une autre « autre histoire »…

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Dans les plaines de l’Oural, le 30 mars 1812 ~ SLt Percy C.
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La fin de l'adjudant de Percy

Message par vétéran Percy » Lun Mai 05, 2008 7:34 pm

Mon ami, l'intrépide Patrick de Percy, adjudant dans la Brigade infernale , fut trouvé mort le soir du 4 mai sur le champ de bataille criblé de balles, au milieu d'une douzaine de cadavres de ses camarades. Ce brave adjudant, le matin même, m'avait entendu dire au bivouac à plusieurs officiers de la 2ème section qui l'entouraient : Comment trouvez-vous les Russes qui prétendent nous barrer le passage et nous empêcher de rentrer en France et cela quand nous apercevons les clochers de Mohilev ? Parbleu, c'est un peu fort ! Soyez tranquille, Sous-Lieutenant, avait répliqué de Percy, les Russes vont se faire enfoncer et nous allons leur faire goûter la saveur du sang et de la neige fondante

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Message par vétéran Percy » Mer Mai 21, 2008 8:04 am

Relmyer Lukas

Je suis Autrichien de naissance. J'ai été abandonné vers l'âge d'un an, l'année de la révolution française. J'ignore pourquoi ! Peut-être étais-je une bouche de trop à nourrir. Ou alors mes parents ont été emportés par la guerre, la maladie.... A moins qu'il ne s'agisse d'une histoire d'adultère qui se sera terminée cruellement pour moi. J'ai été placé dans l'orphelinat de Lesdorf, au nord de Vienne. On y enseigne les bonnes manières, le patriotisme.... sans oublier la lecture et les mathématiques. Surtout les mathématiques, car voyez-vous, il faut être un bon mathématicien si l'on veut devenir un artilleur efficace !!! Vous l'ignorez sans doute, tous ces petits garçons orphelins de guerre, on les transforme en soldats. Puisque la guerre a toujours faim, on fait en sorte que la guerre nourrisse la guerre. A l'âge de 15 ans j'ai été séquestré et mon compagon d'orphelinat a été assassiné, le visage fendu au couteau d'un sourire macabre. Je ne l'ai pas supporté et je me suis enfui. Je me suis mis à haïr l'Autriche. J'ai donc quitté le pays. Rapidement, j'ai connu la misère. Alors je me suis enrôlé dans le 8ème Régiment de Hussards.
En 1809 de retour au pays, je participe à la bataille d'Essling et à la prise du village d’Aspern. Dans l’accalmie relative qui succède à cette bataille, je poursuis le tueur de mon ami d'enfance...la suite je me la réserve ! A cette époque, Vienne malgré (ou à cause de) l’occupation française vit au rythme des réceptions, des cafés et de la musique. Chacun vit intensément sa vie pour oublier les tueries et sa mort prochaine. Peu après la bataille de Wagram, je suis grièvement blessé lors d'un duel. Tout le monde me croit mort quand je réapparaît, en ce mois de mai, sur le front russe.
Mais ça c'est une autre histoire....


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Largement inspiré du roman "Chasse au loup" d'Armand Cabasson
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Message par vétéran Percy » Dim Juin 01, 2008 5:58 pm

Glüntz Frédéric vu par le Baron Percy

Deuxième enfant d'un prospère négociant de Spa, il avait quitté son Ardenne natale en 1805 pour entrer à l'Ecole militaire, dans la cavalerie. Il en était sortit après 3 ans, peu de temps après avoir fêté son 19ème anniversaire, avec une feuille de route en poche pour le 4ème régiment de hussards détaché en Espagne.
Ses cheveux étaient chatain clair et abondants, même s'ils n'atteignaient pas la longueur voulue pour permettre de tresser la queue et les nattes typiques des hussards de l'époque. L'autre élément capillaire caractéristique, une moustache qui n'était qu'une chimère quand je l'ai vu pour la première fois.
Il avait été laissé pour mort sur un champs de bataille d'Andalousie après avoir effectué plusieurs charges et avoir miraculeusement survécu aux attaques des lanciers espagnols et des paysans locaux armés de faucilles et de pieux. Il était percé de coups de lance sur l'épaule et la cuisse gauche. Je l'ai pansé et il a survécu !
Après quelques mois de convalescence, il était rentré en France pour se fiancer à Mlle Claire Zimmerman.
Remis de ses blessures, je me suis laissé dire qu'il s'était mis en route pour la Russie. Mais ça c'est une autre histoire

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Inspiré du roman "Le Hussard" de Arturo Perez-Reverte
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Message par vétéran Percy » Dim Août 10, 2008 10:09 am

Margont Corentin

Sur la route du front, Margont repensa à sa vie. Cela lui arrivait souvent à la fin d'une bataille.

Il était né à Waterloo, un petit village sans prétention au sud de Bruxelles, en 1780, dans une famille de brasseurs.
Son père, Armand Margont, mourut d'une crise d'apoplexie en 1786. Sa mère, ne pouvant subvenir aux besoins de ses sept filles et de son fils, se résolut de s'installer à Wavre, chez son frère Guilhem Cabasson, un célibataire endurci et mystique.
Ce dernier se mit immédiatement en tête de faire de ce jeune garçon un prêtre ou un moine. " Quelle idée ! " s'exclamait régulièrement Margont en se remémorant cette époque où on le forçait à lire la bible et à prier tous les jours.
Son oncle l'envoya étudier dans l'abbaye cystercienne de Villers-la-Ville, située au fond dans la vallée humide de la Thyle.
Durant quatre ans, ce lieu de prière et d'étude avait constitué l'univers tout entier de Margont.Ce dernier n'avait quasiment pas le droit de sortir.
En 1790, la République imposa la suppression de toutes les communautés religieuses. Margont pleura (de joie) en passant la porte de l'abbaye. Il était libre.
A l'adolescence, il s'enflamma pour la cause républicaine et décida de s'intéresser à la politique. Le monde changeait et lui voulait le changer plus encore et plus vite. Son projet reçu un accueil rien moins que glacial !
En 1789, il s'enrôla dans l'armée et suivi Bonaparte dans sa campagne d'Egypte.
A son retour il disposa de suffisament de temps libre pour se livrer à des apprentissages désordonnés qui variaient au gré de ses passions.. Mais à partir de 1805, les guerres s'étaient succédées. Il avait participé à de nombreuses batailles dont Austerlitz, Auerstadt, Eylau ou Wagram et avait eu l'occasion de vivre quelques jours à Berlin, à Vienne, à Madrid et dans bien d'autres lieux encore, rattrapant le temps perdu dans le trou perdu de Villers-la-Ville.
Désormais, comme tant d'autres, il était en Russie...

A peine arrivé sur le front russe, il avait fait connaissance avec l'ennemie. Une quinzaine de lanciers avait surgit de la forêt. Ces hommes chargeaient en hurlant, leurs lances pointées droit devant. L'effet de surprise était total. Une seconde clameur acheva de déstabiliser les Hussards de Margont : des chasseurs à cheval avait fait leur apparition pour les prendre en tenaille. L'officier qui menait l'assaut fonçait sur Margont. Celui-ci l'attaqua sans pitié, persuadé de vivre ses derniers instants. Il ne tenta pas de l'embrocher de peur que son épée ne reste plantée dans le corps mais lui porta un coup vicieux à l'épaule. La lame trancha tout sur son passage jusqu'à ce qu'elle vienne buter contre l'os. Un jeune cosaque armé d'une lance, prit aussitôt Margont à partie. Margont fit face et atterit brutalement sur le dos avant même d'avoir esquissé sa tentative de parade. Par chance, la pointe n'avait embroché que son habit et le peu de gras qui recouvrait ses côtes. Quand il reprit ses esprits : il était aux tentes.....

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/48/Jean-Léon_Gérôme_003.jpg/180px-Jean-Léon_Gérôme_003.jpg[/img]

Librement inspiré du roman "Les proies de l'officier" d'Armand Cabasson
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Message par vétéran Percy » Sam Avr 25, 2009 8:35 am

Lefine Jean-Perpète
Jean-Perpète Lefine, fils de Perpète-Joseph Lefine et de Catherine Abs, naquit à Wavre, le 18 octobre 1772. Le 19 septembre 1789, il entre au service de la France comme soldat au Régiment Royal Liégeois. Fourrier le 19 janvier 1791, adjudant le 1er avril 1792, il passe dans la cavalerie comme maréchal-des-logis où il fait la connaissance de Corentin Margont, son meilleur ami. Si Margont est un idéaliste, lui est un pragmatique. Il joue en permanence avec la frontière de la morale, n’hésitant pas à vendre des chevaux pris à l’ennemi ou empocher l’argent de son ami en rémunération de son aide.
Depuis l'Espagne, ils se sont perdus de vue....
Mais il a récemment reçu une feuille de route qui l'a conduit en Russie et qui devrait lui permettre de revoir son ami !

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Message par vétéran Percy » Sam Avr 24, 2010 2:56 pm

Polotsk, 24 avril
L’adjudant Lefine au Colonel Percy.
J’apprends dans l’instant mon Ami, que vous avez été nommé Colonel ; je me félicite, en vous faisant mon compliment de congratulation, de me trouver encore sous vos ordres, et je présage d’avance tout l’avantage que les officiers de la BI en retireront .Vous savez que je ne suis pas courtisan, et que franc comme un houzard, je dis ce que je pense ; ainsi, ne voyez dans ce que je dis qu’un hommage rendu à la vérité.
Depuis que nous avons quitté les tentes dans les environs de Polotsk, il nous est arrivé toute sorte de désagréments ; nous avons été presque continuellement aux prises avec l’ennemi ; dans ces différentes affaires la compagnie s’est parfaitement distinguée, mais elle a beaucoup souffert ce matin lors de mêlées contre des fusiliers du Régiment Baggovout et lors d’une attaque de grenadiers de Pavlov ; reste à savoir à quoi cela aboutira, je ne sais encore rien.

Avez-vous reçu des lettres de France depuis que je n’ai eu le plaisir de vous voir ? Je vous plains si vous êtes dans le même cas que moi, rien ne m’est parvenu, et s’il m’en parvenait, je tremblerais encore d’y trouver des nouvelles alarmantes sur le compte de ma mère ou de ma Pauline [son épouse]. Jamais nous n’avons été si malheureux qu’en Russie ; nous y éprouvons toutes les privations, toutes les fatigues les plus inouïes, et l’espoir d’un mieux-être nous est même refusé. Votre Lefine, mon cher Colonel, est bien changé ; sa gaieté, qui jadis vous a amusé, l’a quitté ; sombre et mélancolique, il traîne sa triste existence dans les plaines enneigées, où, à travers ses déserts de glace, il a tout perdu ; et ses yeux ne peuvent plus même gouter le plaisir de pleurer. Qu’ai-je fait en venant ici ? Écrivez-moi donc quelquefois ! J’ai besoin de consolation, et votre amitié ne doit pas m’en refuser ; pensez à ce que j’ai perdu : mère, maîtresse chérie, filles charmantes, et vous excuserez mes plaintes et mes importunités.
Adieu, mon Colonel, ne quittez jamais l’adjudant Relmyer, il serait trop malheureux ; pensez à moi un peu l’un et l’autre et ne doutez pas de mon sincère et respectueux attachement.

Lefine.

P.S. J’embrasse Margont ; et l’adjudant Gluntz vous présente son respect, et me prie de vous faire ses amitiés
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Message par vétéran Percy » Sam Juil 03, 2010 9:43 am

Mercredi 30 juillet

Le Colonel Percy, Commandant la BI, accompagné de l’Officier Jermanowski, l’Aigle à la Main, s’adresse au Régiment :

«Soldats de la Brigade Infernale, je vous fais mes adieux en tant que chef de régiment. Depuis plus de 2 ans, je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l’honneur et de la gloire. Dans ces derniers temps, et comme toujours, vous n’avez cessé d’être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, la cause de la Grande Armée n’est pas perdue. Mais la guerre est interminable et ma présence sur nos arrières est devenue une nécessité.
La Brigade Infernale a le plus grand besoin d’hommes de valeur à sa tête, tels les officiers Jermanowki et Latanier. J’ai donc sacrifié tous mes intérêts à ceux de la Brigade Infernale ; je cède mon commandement à l’Officier Jermanowski. Vous, mes amis, continuez à lui obéir et à servir la Grande Armée. Sa Victoire est mon unique pensée ; elle sera toujours l’objet de mes vœux les plus chers ! Ne plaignez pas mon sort ; si j’ai consenti à me défaire de ce Commandement, c’est pour servir encore à la Gloire de la BI en tant que chef de section; je veux continuer à combattre l’ennemie au devant de la Vieille BI et je le ferai ! Mes chers frères d’armes ! Dès demain, un nouveau commandement Nous mènera sur les chemins de nouvelles Victoires… »


Après avoir remis le Drapeau du régiment au nouveau second, l’Officier Latanier et avoir serré Jermanowski dans ses bras, le Colonel Percy reprend :

«Mon sang à la BI et ma vie à l’Honneur !»
_________________
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Message par vétéran Percy » Mer Juil 20, 2011 5:15 pm

Le 19 juillet, au cours d'un déjeuner en compagnie de Jermanowski et d'officiers de l'Etat-major de la Brigade Infernale, Percy reçoit l'ordre de l'Empereur de porter ses dragons au nord-est de la mine, pour débusquer des compagnies du régiment Baggovout.
L’adjudant Relmyer décrit la scène :
" Un aide de camp de l’Empereur entra. Il apportait l'ordre à Percy et à son escadron de charger l’ennemi. Le Colonel Percy qui était un des Vieux de la Vieille et qui avait été fort gai jusque là, pâlit tellement en recevant cet ordre, que Jermanowski se retourna sur lui en lui demandant s'il se trouvait mal.
- Non, Major, dit le colonel en portant sa main à son front, mais il vient de me passer un singulier pressentiment: je serai tué demain. - Allons donc, dit le Major Jermanowski en riant, est-ce que tu deviens fou, mon vieux camarade?
- Non Jermanowski; mais n'as-tu jamais entendu dire qu'il y ait des hommes qui aient reçu d'avance l'avis de leur mort?
- Combien as-tu de blessures, Percy? demanda le Major.
- Trente-sept ou trente-huit, je n'en sais pas bien le compte, je suis troué comme une écumoire.
- Eh bien, quand on a reçu trente-huit blessures au service de la Grande Armée, on est immortel. Au revoir Percy.
- Adieu mon fidèle second.
- Au revoir.
- Non, non, adieu !

Percy sortit de la pièce. Tous ces hommes de guerre habitués à voir la mort chaque jour se regardèrent en souriant; cependant, quoique aucun d'eux ne crut au prétendu pressentiment de celui qui les quittait, une impression triste pesait sur eux".
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Message par vétéran zoltan1 » Mer Juil 20, 2011 5:47 pm

Percy a écrit :Le 19 juillet, au cours d'un déjeuner en compagnie de Jermanowski et d'officiers de l'Etat-major de la Brigade Infernale, Percy reçoit l'ordre de l'Empereur de porter ses dragons au nord-est de la mine, pour débusquer des compagnies du régiment Baggovout.
L’adjudant Relmyer décrit la scène :
" Un aide de camp de l’Empereur entra. Il apportait l'ordre à Percy et à son escadron de charger l’ennemi. Le Colonel Percy qui était un des Vieux de la Vieille et qui avait été fort gai jusque là, pâlit tellement en recevant cet ordre, que Jermanowski se retourna sur lui en lui demandant s'il se trouvait mal.
- Non, Major, dit le colonel en portant sa main à son front, mais il vient de me passer un singulier pressentiment: je serai tué demain. - Allons donc, dit le Major Jermanowski en riant, est-ce que tu deviens fou, mon vieux camarade?
- Non Jermanowski; mais n'as-tu jamais entendu dire qu'il y ait des hommes qui aient reçu d'avance l'avis de leur mort?
- Combien as-tu de blessures, Percy? demanda le Major.
- Trente-sept ou trente-huit, je n'en sais pas bien le compte, je suis troué comme une écumoire.
- Eh bien, quand on a reçu trente-huit blessures au service de la Grande Armée, on est immortel. Au revoir Percy.
- Adieu mon fidèle second.
- Au revoir.
- Non, non, adieu !

Percy sortit de la pièce. Tous ces hommes de guerre habitués à voir la mort chaque jour se regardèrent en souriant; cependant, quoique aucun d'eux ne crut au prétendu pressentiment de celui qui les quittait, une impression triste pesait sur eux".

Monsieur Percy,
Apprenez que votre sort nous a émus. J’ai interdit formellement à nos troupes d’ouvrir le feu sur un brave dépressif et par corollaire d’attenter à vos jours.
Je ne puis répondre des cosaques, bien entendu... Je vous conseille par conséquent de retraiter au plus vite vers votre beau pays. Méfiez-vous également de cette rivière que nous appelons « Bérézina », votre sécurité n’y serait plus garantie.
Allez Monsieur, et soyez assuré que nos pensées vous accompagnent.
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Message par vétéran Percy » Mer Juil 20, 2011 6:59 pm

...au service de la Grande Armée, on est IMMORTEL.

:saint:
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Message par Nicolaïkov » Mer Juil 20, 2011 7:02 pm

Percy a écrit :
...au service de la Grande Armée, on est IMMORTEL.

:saint:


Faut pas exagérer ! Les anges c'est quand le coeur s'arrête de battre Non ?
Dernière édition par Nicolaïkov le Mer Juil 20, 2011 7:05 pm, édité 1 fois.
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Message par vétéran Percy » Mer Juil 20, 2011 7:04 pm

Nicolaïkov a écrit :
Percy a écrit :
...au service de la Grande Armée, on est IMMORTEL.

:saint:


Faur pas exagérer ! Les anges c'est quand le coeur s'arrête de battre Non ?


...c'est un ange gardien.... :drapeau:
Général de brigade PERCY C.
1ère compagnie du 1er escadron
des Dragons de la Garde Impériale
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vétéran Percy (Mat. 18958)
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Message par vétéran Percy » Sam Oct 29, 2011 7:53 am

Le colonel Percy se souvient :
Le 20 juillet je commandais un régiment de dragons. Nous fendîmes en deux les trois lignes des compagnies du régiment Baggovout, qui s'étant aussitôt reformées, nous obligèrent à les retraverser en sens contraire. Au moment où nous revenions vers l'Empereur, après avoir dispersé les Russes, je rencontrai un gros de cavalerie ennemie. Je me précipitai sur ces enfoirés-là. Deux officiers russes, deux vrais géants, m'attaquèrent à la fois. L'un d'eux m'appliqua sur la tête un coup de sabre qui fendit tout jusqu'à mon bonnet de soie noire que j'avais sur la tête, et m'ouvrit profondément le crâne. Je tombai de cheval. Quand je repris connaissance, je m'aperçus que j'avais la tête ouverte. Par bonheur, mon sang ou la peau meurtrie de mon cheval peut-être, que sais-je ! M’avait, en se coagulant, comme enduit d'un emplâtre naturel.
Alors que le soleil se levait, je me haussais en me servant de mon sabre. Au loin j’aperçu mes fidèles adjudants Relmyer, Margont, Lefine et Gluntz qui m’ayant aperçu s’élancèrent pour me secourir….

Général de brigade PERCY C.
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